Dorian Pimpernel

Dorian Pimpernel
Flowers Too
Born Bad Records – 2026

En mars 2014, le quintet parisien Dorian Pimpernel sortait avec Allombon un splendide manifeste pop, une collection de symphonies de poche gracieuses et érudites, puisant aux sources de la pop savante des 60s (Beach Boys, Zombies, White Noise), du krautrock (Cluster, Harmonia, Kraftwerk) et de l’école de Canterbury (Kevin Ayers, Robert Wyatt) pour en faire dériver, un peu à la manière « hantologique » de Broadcast – autre influence majeure –, leur esthétique singulière, tout à la fois nostalgique et moderne, mélodieuse et tortueuse, radieuse et obscure, occulte (doucement ésotérique, aimant les choses cachées et mystérieuses). Ils ont inventé un concept pour la définir : « moonshine pop », soit l’envers nocturne, lunatique, onirique, ou l’autre côté du miroir, de la sunshine pop. Douze ans plus tard, Dorian (inspiré par le mode dorien de la Grèce antique) Pimpernel (mot anglais pour une fleur : le mouron) revient avec un deuxième album inespéré, qui prolonge, développe et enrichit l’esthétique pop moderniste du quintet. 

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