Lotus Plaza
The Floodlight Collective
Premier album solo de Lockett Pundt, par ailleurs membre de Deerhunter, dans une veine en forme de rêverie intimiste et vaporeuse qui ne devrait pas surprendre les auditeurs familiers des autres projets liés à Deerhunter, du travail solo hypnotique de Panda Bear, de la mélancolie de Jeremy Jay, ou, dans une moindre mesure, du brouhaha introverti et artisanal de Wavves et Dum Dum Girls. Produit par Brian Foote de Nudge, l'album noie des voix plaintives sous des couches successives de nappes de guitare éthérées et réverbérées, créant une beauté envoûtante, parfois à peine intelligible. Cela s'entend particulièrement bien sur des titres comme « Whiteout », avec son tambourin tintant et sa douce mélodie qui gagne en intensité à chaque écoute, ou le morceau rock strident à la Quickspace « What Grows? » (qui s'apparente à un Yo La Tengo abstrait). Pundt joue de tous les instruments, à l'exception de la batterie, digne de Factory, de Cox sur le titre dream pop sucré « Different Mirrors ». Sur « Quicksand », le rythme entraînant des Supremes laisse place à une interprétation cosmique de Roy Orbison. Le pouls krautrock et l'éclat envoûtant du piano du morceau central de sept minutes, « Antoine », évoquent un disciple de Stereolab qui commence à s'affirmer.



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